![]() * Les heures affichées sont en heure normale de l'Est HNP : -3h HNR : -2h HNC : -1h HNA : +1h HNA : +1h30
LugeAccident La mort en pisteMise à jour le samedi 13 février 2010 à 13 h 02
La piste de Whistler a été présentée comme une innovation technologique, au grand bonheur des amateurs de vitesse pure. Son baptême olympique est cependant assombri par une tragédie. La vitesse qu'elle veut célébrer a été à l'origine d'une mort, vendredi, celle de Nodar Kumaritashvili. Le Géorgien a rendu l'âme dans une descente d'entraînement, victime d'une sortie de piste d'une violence inouïe. Il a raté un virage à 270 degrés en fin de parcours, le 16e, où la vitesse peut avoisiner les 140 km/h. Il a été catapulté de sa luge pour terminer sa course dans une structure métallique. L'athlète de 21 ans a dû recevoir des soins de ranimation avant d'être évacué d'urgence à l'hôpital, huit minutes après l'accident. Son décès a été confirmé par Thomas Bach, membre du Comité international olympique (CIO). « Ce décès jette une ombre tragique sur l'ouverture des Jeux, que nous avons attendue avec tant de joie », a déclaré Bach. La chute de Kumaritashvili avait semé la consternation dans la foule et a fouetté les organisateurs, qui ont aussitôt convié les membres de la fédération internationale et les représentants de chaque équipe à une réunion d'urgence. Tous les entraînements de luge sont suspendus jusqu'à nouvel ordre, « pendant que les officiels de la compétition mènent leur enquête pour déterminer la cause de l'accident [...] afin d'assurer la sécurité de la piste », a annoncé le CIO. L'accident ramène surtout à l'ordre du jour les questions de sécurité. Douze athlètes, dont Kumaritashvili, ont déjà terminé leur parcours sans leur luge depuis le début des entraînements. Les organisateurs avaient-ils prévu autant d'accidents en succession? L'Australienne Hannah Campbell-Pegg, elle, n'avait pas mâché ses mots à leur endroit, jeudi, après sa sortie de piste. « Je pense qu'ils poussent la chose trop loin. Dans quelle mesure sommes-nous des mannequins d'essai de choc pour une piste? » La piste olympique de Whistler est longue de 1450 mètres, compte 16 virages et un dénivelé de 152 mètres, du jamais vu. L'inclinaison moyenne y est de 11 %, mais compte deux chutes à 20 %. Le record absolu de vitesse (154 km/h) y a déjà été établi. Plus tôt dans la journée, elle avait aussi amené l'Italien Armin Zöggeler à une lourde chute en fin de parcours, mais le champion olympique en titre n'a pas été sérieusement blessé. La veille, la Roumaine Violeta Stramaturaru avait retenu l'attention pour des malheurs similaires, puis a été héliportée hors du site de compétition. 50-50 au 13e Ce n'est pas la première fois que la sécurité de la piste est remise en cause. Le virage numéro 13 est aussi reconnu pour sa difficulté. Le surnom qui lui a été attribué est aussi des plus évocateurs : 50-50, dans la mesure où un athlète a 50 % de chances d'en sortir sans embûche. Les athlètes canadiens l'ont testé à outrance et n'ont pas manqué de souligner la difficulté de le négocier. Même le vétéran bobeur Pierre Lueders y a déjà chuté en le traversant. Le récit préolympique de la skeletoneuse Mellisa Hollingsworth est très évocateur à cet effet et annonçait même les dangers que l'on connaît maintenant. « Quand vous descendez une piste à Altenberg, disons, vous savez que le virage numéro 4 est difficile, avait-elle lancé à l'Ottawa Sun. Ici, à Whistler, on ne savait pas à quoi s'attendre. Nous avons appris les difficultés à la dure. Et on apprend seulement en chutant. » « Le problème, c'est que nous sommes des êtres humains, avait-elle poursuivi. Parfois, on peut avoir une bonne ligne et survivre à ce virage. Mais parce qu'on est humains, il y aura des erreurs. De la façon dont la glace est faite et avec la structure métallique, il n'y a cependant pas beaucoup de place à l'erreur. » Une première depuis 18 ans La planète olympique n'avait pas assisté à la mort d'un athlète depuis 1992, un répit de 18 ans. Kumaritashvili est cependant le premier sportif à se tuer en compétition ou en entraînement officiel. En 1992 à Albertville, le skieur de vitesse Nicolas Bochatay avait perdu la vie en percutant une dameuse. Sa discipline était alors en démonstration, et ne faisait donc pas partie des compétitions officielles. En 1964 à Innsbruck, le skieur australien Ross Milnes s'était tué à l'entraînement, quelques jours avant le coup d'envoi des Jeux. Le lugeur britannique Kazimierz Kay-Skrzypeski y avait également rendu l'âme, lui aussi à l'entraînement. Kumaritashvili, 21 ans, avait terminé en 55e place au classement général de la Coupe du monde en 2008-2009. L'annonce de son décès a semé la consternation au sein de la délégation géorgienne, qui envisageait de retirer ses sept athlètes des Jeux. Le pays sera cependant présent à la cérémonie d'ouverture, tout comme pour le reste de la quinzaine. Jacques Rogge, président du CIO, a rapidement pris le microphone pour commenter l'événement. Une « tragédie », voilà comment il a résumé la journée. « Toute la famille olympique est frappée par cette tragédie, qui jette une ombre sur ces Jeux, a immédiatement réagi Rogge. Nos pensées sont avec la famille de l'athlète, ses amis et ses coéquipiers. » ![]() Tableau des médailles
Blogues![]() La belle villeBien, c'était cool finalement Vancouver! N'en déplaise à tous les chroniqueurs de l'Angleterre, j'ai eu beaucoup de plaisir dans cette ville prétendument plate et insipide. » ![]() La forceJe commence ce billet en faisant mes excuses les plus plates à tous les amateurs de patinage artistique que j'ai induits en erreur. Ce n'est pas L'hymne à l'amour qui devait clore le programme libre de Joannie Rochette, mais bel et bien Samson et Dalila. » ![]() Ryan Miller, grande gueule…MSNBC croit avoir déniché des déclarations incendiaires, avant de réaliser que ce n'était PAS Ryan Miller au bout du fil. Les détails, et tous les autres liens pour la finale de hockey, à l'intérieur. » |