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Publié le mercredi 24 Février 2010 à 15 h 0

LNH 2, Canadien 0


Cette semaine à Infoman, nous vous présenterons un reportage hautement scientifique sur les jambières de gardien de but. Nous voulions savoir s’il existe des études établissant l’efficacité des motifs et des couleurs des jambières.

Attirent-elles plus le regard quand elles sont colorées? Doit-on opter pour des jambières toutes blanches? Est-ce pour ça que Carey Price est pourri??? Voyez le genre…

L’idéal était évidemment de parler à des joueurs professionnels, mais voilà le problème : à Montréal, on ne parle JAMAIS à des joueurs. Jamais, jamais, jamais. Quand on téléphone à Versailles… Heu, s’cusez… Quand on téléphone au Centre Bell, je veux dire, c’est toujours « non ».

Jamais, en 10 ans, nous n’avons pu parler à un joueur du Canadien. Jamais EN 10 ANS!!! Enfin… ce n’est pas tout à fait vrai, c’est arrivé une fois. Je vous raconte.

Il y a environ sept ans, un de mes amis revenait d’un voyage en Finlande et il m’avait rapporté une bière nommée « Saku ». Je me suis immédiatement demandé si la « Saku » avait un rapport avec notre cher capitaine de l’époque, Saku Koivu.

J’ai donc fait une demande d’entrevue au Canadien. La réponse est toujours la même : « Excellente idée! On vérifie si le joueur est d’accord et on vous rappelle! On adore votre émission! » Évidemment, ils ne rappellent jamais.

Trois semaines plus tard, écoeuré de me faire niaiser comme d’habitude, j’ai personnellement rappelé les communications du Canadien pour les informer que j’allais me présenter à l’entraînement de l’équipe, sans invitation. Ayoye! Panique à Versailles…

À mon arrivée, le vice-président aux communications Donald Beauchamp m’attendait personnellement. En bon acteur, il me salue chaleureusement et me dit qu’il va TOUT faire pour que l’entrevue se réalise. Il m’escorte nerveusement jusqu’à la porte du vestiaire et me dit d’attendre alors qu’il va « aller voir si Saku, ça y tente ».

Il revient, fou comme un balai. Saku, ça y tente! Nous nous préparons donc à l’arrivée de Sa Majesté, bière en main et caméra sur l’épaule. Saku arrive alors comme un orignal qui sort du bois.

Saku : - Yes?
Moi : - My friend gave me this beer Saku from Finland, is it your beer?
Saku : - No, but it’s a good beer, you can drink it if you want.

Puis, Saku repart en coup de vent dans son vestiaire. L’entrevue a duré 17 secondes. Je reste là, le micro en l’air, quelque peu médusé jusqu'à ce que Donald brise le silence.

- Hé! Yé tu sympathique Saku! Hein?

Je me retourne et lui réponds exaspéré :

- Bien mon Donald, si tu trouves que ÇA c’est sympathique, sors pas dehors, tu vas capoter comment le monde est sympathique, t’en reviendras juste pas!

Ça a été ma seule entrevue avec un joueur du Canadien malgré des dizaines et des dizaines de demandes. Au fil des ans, il a été plus simple de passer une heure avec le premier ministre du Canada que 5 minutes avec n'importe lequel des chaudrons de l’équipe de hockey de ma ville.

Revenons à nos jambières

Mais revenons à notre reportage sur les jambières de hockey. Avec l’expérience, j’ai décidé de changer de stratégie : on n’appelle plus le Canadien. Qu’ils mangent de la shnoutte.

Nous décidons de téléphoner aux Sénateurs d’Ottawa pour demander une entrevue avec leur gardien Pascal Leclaire. Le téléphone nous tombe à terre, ils disent immédiatement oui. Une semaine après, nous étions en plein milieu de la patinoire des Sénateurs avec un gardien fort sympathique.

Puis, autre téléphone à Hockey Canada voir savoir si Marc-André Fleury n’aurait pas un petit 5 minutes pour nous à Vancouver. « Pas de problème! Voici l’heure et l’endroit ». Nous lui avons parlé hier après le match contre l’Allemagne, l’entrevue a été un plaisir.

Après deux demandes « extra Canadien », nous sommes littéralement sous le choc, nous qui avons été élevés à croire que c’est impossible de parler a un joueur de hockey. En deux semaines, j’ai parlé à plus de joueurs de hockey que dans toute ma carrière!

J’aurais évidemment souhaité réaliser ce reportage avec au moins quelqu’un du Canadien. J’aurais même accepté une entrevue en Slovaque! Mais chez nous, ce n’est tout simplement pas possible. Le Canadien verrouille les portes et reste enfermé dans son Château.

Quelques entrevues ici et là aux journalistes sportifs, une sortie par an à l’hôpital Sainte-Justine et la job est faite. Le mode de communication que Pierre Boivin a choisi pour parler à ses partisans c’est la boutique du Canadien. That’s it.

Tant pis pour eux, on ne va pas pleurer pour ça! On peut même en rire. À la fin de l’entrevue, j’ai souhaité bonne fin de tournoi et de saison à Marc-André en lui demandant, si possible, de ne pas trop planter le Canadien.

- T’es trop tard! On les a déjà plantés trois fois!

Erreur, Marc-André, tu viens de les planter une quatrième fois et tu ne le sais même pas!

Potin en terminant. Alors que nous parlions avec Fleury, Martin Brodeur est passé à côté de nous. Ouin… il est rendu gras comme Benoît Brunet!

La pluie est de retour sur Vancouver.


La pluie est de retour sur Vancouver. Cet homme qui arrose avec son imperméable a même pris la peine de placer un panneau « Caution wet floor » sur le trottoir qu’il lave. Le problème, c’est que c’est pas mal tout Vancouver qui est « wet ». Moi, je placerais plus simplement des panneaux à l’entrée de la ville « Caution wet city! ».

Voici la patinoire de la réserve amérindienne à l’entrée du Lion’s Gate bridge.


Voici la patinoire de la réserve amérindienne à l’entrée du Lion’s Gate bridge. On voit bien qu’ici, la glace est un élément rare de la vie vancouvéroise! La peinture blanche aussi…