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Vigilance francophone

Mise à jour le lundi 15 février 2010 à 12 h 22

La place accordée à la promotion de la francophonie et à la langue française durant les Jeux a fait l'objet de préoccupations constantes depuis le débuts des travaux du Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2010 à Vancouver (COVAN). Si l'organisation a promis une « expérience bilingue à tous les Canadiens », des doutes sont régulièrement soulevés quant à la présence suffisante de la langue française dans les célébrations.

Pour plusieurs d'ailleurs, la promotion de la francophonie paraît d'autant plus importante dans le contexte d'un pays bilingue, où le français est l'une des deux langues officielles.

John Furlong

Photo: La Presse Canadienne /Richard Lam

John Furlong du COVAN

La Place de la francophonie, érigée sur l'île Granville de la région de Vancouver, répond en partie aux préoccupations, car l'initiative permet aux visiteurs de se familiariser davantage avec la vitalité francophone du pays. Tout au long des Jeux, des artistes francophones des arts de la scène, des chanteurs, des musiciens, des humoristes, mais aussi des peintres et des sculpteurs, s'y succèdent.

La Place de la francophonie 2010 a dévoilé sa programmation complète pour les Jeux.

Or, les observateurs souhaitent s'assurer que la langue française occupe une place égale à l'anglais dans les différents services offerts aux visiteurs et aux athlètes, à l'aéroport et sur les sites des compétitions.

La cérémonie d'ouverture suscite des réactions

Déjà au lendemain de la cérémonie d'ouverture des Jeux, le débat est relancé. Le commissaire canadien aux langues officielles, Graham Fraser, dresse un bilan mitigé du bilinguisme aux Jeux au niveau notamment de l'affichage, mais aussi lors du spectacle d'inauguration.

Ses doléances sont partagées par le premier ministre du Québec, Jean Charest. « On aurait voulu davantage et ce qu'on entend par là, c'est une présence plus forte, pas uniquement une interprétation, une traduction [...] parce qu'il y avait une traduction au tableau électronique, mais on aurait voulu une présence plus forte, plus animée de la langue française pendant la cérémonie », a affirmé le premier ministre québécois.

Le ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, James Moore, a d'ailleurs admis que l'événement n'avait pas été à la hauteur des attentes.

À quelques mois de l'inauguration des Jeux, Graham Fraser avait noté que les organisateurs et les agences fédérales clés impliquées dans les Jeux olympiques de Vancouver avaient encore du travail à faire pour assurer des services bilingues. Des efforts de recrutement dans les domaines de la traduction et de la signalisation s'imposaient.

Le COVAN estime avoir répondu aux inquiétudes du commissaire notamment en recrutant au moins 4000 bénévoles francophones, soit 15 % de son personnel volontaire.

Services en français : l'aéroport de Vancouver corrige le tir.

Diffusion en français : une entente à l'arraché

La télédiffusion en français des Jeux olympiques de Vancouver a aussi fait l'objet de nombreuses critiques. Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) et Graham Fraser ont dénoncé l'accès limité à la télédiffusion des Jeux olympiques pour les francophones hors Québec. En effet, jusqu'à très récemment, les francophones des provinces canadiennes allaient devoir se contenter de la version anglaise.

Les discussions entreprises par le consortium dirigé par le réseau anglophone CTV, diffuseur officiel des Jeux, n'avaient pas encore porté leurs fruits. Le consortium souhaitait sceller un partenariat pour la télédiffusion en français à l'extérieur du Québec.

Or, en vertu d'une entente de dernière minute (la veille de l'ouverture), c'est finalement à la chaîne parlementaire CPAC qu'a été confiée la diffusion en français des événements.

Au Québec, la télédiffusion en français des Jeux est assurée par trois antennes francophones, soit RDS, RIS et V, partenaires du consortium. Il est à noter par ailleurs que les Jeux olympiques sont aussi diffusés dans huit langues autochtones, pour la première fois de l'histoire canadienne, sur les ondes de la chaîne APTN (Aboriginal Peoples Television Network).

Surveillance francophone

Lise Bissonnette

Lise Bissonnette

Afin de surveiller la présence du fait français, l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) s'est déplacée à Vancouver pour la durée des Jeux. Son secrétaire général Abdou Diouf s'est dit inquiet et déçu du peu de place accordée au français dans l'organisation des Jeux d'hiver.

Le Grand Témoin de la francophonie en 2010, Pascal Couchepin, est d'ailleurs sur place « pour observer le respect du bilinguisme et promouvoir la francophonie internationale, sa jeunesse et sa diversité ».

Selon Lise Bissonnette, qui a été Grand Témoin de la francophonie aux Jeux de Turin en 2006, la place du français est menacée aux Jeux olympiques. Le problème, il est au Comité international olympique qui ne veut pas édicter des règles à cet égard. Sa charte dit que le français et l'anglais sont des langues officielles, mais [il] refuse de faire des règlements.

— Lise Bissonnette

Journée francophone

La place de la francophonie a été soulignée par un événement présidé par Abdou Diouf, à Whistler, le 13 février. Des chefs d'État et de gouvernements francophones présents à Vancouver participaient à la rencontre qui se voulait porteuse du message de promotion de la langue française.

Le même jour était aussi célébrée la Journée canadienne de la francophonie durant laquelle Maillardville notamment, le Village international de la francophonie 2010, a été pris en exemple. La première communauté francophone en Colombie-Britannique, qui fêtait ses 100 ans en 2009, profite des Jeux olympiques pour communiquer au monde le dynamisme des petites communautés francophones et l'importance de les garder bien vivantes.

Journée de la francophonie canadienne

À l'extérieur du Québec, les communautés francophones et acadiennes totalisent plus de 1 million de francophones de première langue officielle parlée, répartis dans neuf provinces et trois territoires.

Nombre de personnes ayant le français comme première langue officielle parlée :

  • Terre-Neuve-et-Labrador : 2030
  • Île-du-Prince-Édouard : 5180
  • Nouvelle-Écosse : 32 940
  • Nouveau-Brunswick : 236 100
  • Québec : 6 027 730
  • Ontario : 578 040
  • Manitoba : 44 110
  • Saskatchewan : 15 225
  • Alberta : 66 995
  • Colombie-Britannique : 70 410
  • Yukon : 1245
  • Territoires-du-Nord-Ouest : 1 060
  • Nunavut : 465
Source : Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) d'après le recensement de 2006.

Tableau des médailles

1 USA 9 15 13 37
2 GER 10 13 7 30
3 CAN 14 7 5 26
tableau complet

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Mission accomplie

Nous avons accompli notre mission d'émissions et nous rentrons demain à la maison retrouver les nôtres après presque trois semaines d'absence. Au pied de mon lit, une montagne de valises remplies de souvenirs me rappelle que toute bonne chose a une fin et que cette expérience ne fera pas exception.  »