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Culture & SociétéEn vedette Jeux olympiques d'hiver Une empreinte verteMise à jour le jeudi 4 février 2010 à 10 h 19
Outre les performances des athlètes à ces XXIes Jeux olympiques d'hiver, le bilan environnemental des activités de Vancouver 2010 pourrait aussi passer à l'histoire. C'est du moins ce que souhaiterait le Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2010 à Vancouver (COVAN), qui a promis de présenter « les Jeux les plus verts jamais tenus ». En dépit des critiques de militants antiolympiques pour qui la seule tenue des Jeux est une aberration en terme environnemental, le COVAN a promis de réduire au minimum l'empreinte écologique des Jeux sur Vancouver et Whistler. Pour y arriver, le COVAN a mis en place plusieurs mesures, tablant entre autres sur la réduction des déchets durant l'événement, mais aussi sur le développement durable et la réduction de la consommation d'énergie.
Les installations olympiques sont les premières visées par ces mesures. Toutes les nouvelles infrastructures érigées pour les Jeux répondent aux normes de construction LEED (Leadership in Energy and Environmental Design Canada). Ce certificat de leadership en conception énergétique et environnementale comprend une cote d'excellence platine ainsi que les cotes or, argent et bronze. Les installations de l'Anneau olympique de Richmond situé sur la rive du fleuve Fraser, par exemple, ont obtenu une cote argent en raison de plusieurs initiatives. Du bois endommagé par le dendroctone du pin ponderosa, en Colombie-Britannique, a pu être récupéré et utilisé pour la construction du toit de l'anneau. L'eau de ruissellement du toit est par ailleurs recueillie pour servir aux systèmes utilitaires du bâtiment. Et la chaleur extraite dans le processus de fabrication de la glace est recyclée pour le chauffage et l'eau chaude. Pour sa part, le village olympique, qui compte 14 édifices servant à loger 2800 athlètes, respecte les normes LEED et obtient une cote or. À Whistler, la coupe des arbres pour l'aménagement du Centre des sports de glisse a été minimisée. Le COVAN n'est pas la première organisation olympique à se doter d'un programme environnemental. Le Comité international olympique a inclus l'environnement dans la Charte olympique en 1995, après les Jeux de Lillehammer, premiers jeux olympiques écologiques. Sydney, Pékin, Salt Lake City et Turin avaient aussi leur programme environnemental. Les déplacements écologiques Les organisateurs de l'événement d'envergure se sont également donné le mandat de minimiser les conséquences des déplacements durant les Jeux, en mettant par exemple en service 20 autobus munis de piles à hydrogène sur le trajet du service de transport en commun de Whistler. D'autre part, la majorité des véhicules utilisés par le COVAN sont dotés d'une technologie hybride. Aussi, un système de compensation des émissions de gaz à effet de serre engendrées par les nombreux déplacements a été créé.
En outre, à quelques semaines de l'ouverture des Jeux, le COVAN a lancé son programme « Voyager intelligemment », une campagne de sensibilisation destinée à inciter les citoyens à modifier leurs habitudes de déplacements au travail, dans le but de réduire de 30 % la circulation automobile vers le centre-ville. Au moins 200 entreprises se sont engagées à mettre en place des mesures pour réduire les déplacements en automobile et éviter les embouteillages appréhendés durant les Jeux. Aussi, près de 200 autobus ont été ajoutés à la flotte habituelle du transport en commun, et les heures de services ont été prolongées. Les autorités ont prévu que 10 fois plus de gens qu'à l'habitude utiliseraient certains trajets durant l'événement. Les Vancouvérois ont d'ailleurs été prévenus qu'ils devraient s'armer de patience, plusieurs routes ont été fermées à la circulation jusqu'en mars. Des initiatives de bronze Toutefois, malgré les efforts notables du comité organisateur, la Fondation David Suzuki ne lui décerne qu'une médaille de bronze en matière de bilan environnemental. Si les environnementalistes reconnaissent les efforts du COVAN pour limiter les émissions polluantes ou favoriser la construction d'installations écoénergétiques, les critiques notent qu'il y a peu d'améliorations en matière de transport durable qui profiteront à la région au-delà de l'événement. Les organisateurs gardent malgré cela le cap sur leur ambition de présenter les Jeux les plus verts de l'histoire olympique, arguant que beaucoup de programmes n'ont pas encore été mis en oeuvre et que le bilan environnemental des Jeux « ne peut que s'améliorer ». Tableau des médailles
Blogues![]() Mission accomplieNous avons accompli notre mission d'émissions et nous rentrons demain à la maison retrouver les nôtres après presque trois semaines d'absence. Au pied de mon lit, une montagne de valises remplies de souvenirs me rappelle que toute bonne chose a une fin et que cette expérience ne fera pas exception. » |